Concevoir des tableaux de bord que l’on utilise vraiment

Une question, un tableau de bord
La plupart des tableaux de bord échouent parce qu’ils essaient de tout montrer. Trop d’indicateurs, trop de graphiques, trop de couleurs. L’utilisateur ne sait pas où regarder et finit par revenir à son tableur.
Un bon tableau de bord commence par une question. Qu’est-ce que je dois décider aujourd’hui ? Si la réponse est claire, les indicateurs utiles deviennent évidents et le reste peut disparaître.
Les principes qui guident le design
- Placer l’indicateur le plus important en haut, avec un contexte de comparaison.
- Limiter la page à cinq ou six éléments visibles sans défilement.
- Utiliser la couleur pour signaler une variation, pas pour décorer.
- Afficher la date de mise à jour pour que l’on sache à quoi se fier.

Moins d’indicateurs, plus de sens
Un chiffre sans comparaison ne dit rien. Ajoutez une période précédente, un objectif ou une moyenne. Par exemple, un chiffre d’affaires de deux millions est-il bon ? La réponse dépend de la semaine dernière et du mois dernier.
Chaque indicateur doit aussi suggérer une action. Si personne ne sait quoi faire quand la valeur baisse, l’indicateur est probablement décoratif.
Un tableau de bord n’est pas une collection de chiffres. C’est un outil de décision.
Mesurer l’usage
Après la mise en ligne, observez qui ouvre le tableau de bord et à quel moment. Posez une question simple : quelle décision avez-vous prise grâce à lui cette semaine ? Si la réponse est vague, revoyez la conception.
Un tableau de bord utile évolue avec les questions de l’équipe. Il n’est jamais terminé, mais il doit rester simple.

